Parole

ange-au-sourire.jpg
"Refuse de vivre en-dessous de ce niveau pour lequel ton coeur est fait!" (Daniel Ange)

Présentation

Recherche

cheminement

Dimanche 7 décembre 2008

    En te demandant de quitter, en plus de la maison ou des champs, tout à la fois : père, mère, femme, frères, soeurs, parents et enfants, le Christ t'invite à lui sacrifier aussi ton coeur.

     C'est qu'aucun amour, aucun attachement, aucune relation ne peut passer avant celui que tu dois porter à Dieu, si tu veux être digne de lui qui est allé le premier jusqu'à haïr sa vie pour toi : le Père en te livrant son Fils, le Fils en se perdant pour nous tous.

     Seule la grâce pourra te faire comprendre le mystère de ce Dieu jaloux, qui veut tout parce qu'il vaut plus que tout, et peut te combler de tout, ici-bas déjà.

     Abandonne-lui tes affections légitimes ou déréglées, purifie en toi jusqu'à la mémoire, au souvenir, au secret désir et tu verras ton coeur de pierre devenir coeur de chair, puis ton coeur de chair devenir coeur nouveau, porteur d'un Esprit nouveau. Partage avec tes frères un coeur unique, agrandi dans un seul amour, une seule âme, et un seul esprit.

     Si ton bras te scandalise, coupe-le. Si ton oeil te scandalise, arrache-le. Mais en te souvenant que c'est l'amour que Dieu veut et non les sacrifices, reste humble et discret en tes renoncements : le Seigneur déteste le pauvre orgueilleux. Le prix de ce passage au creuset, c'est l'amour enrichi de tout le poids d'un coeur pauvre, joyeux et purifié, d'un coeur fidèle: "Va me chercher un pauvre au coeur fidèle."

Pierre-Marie DELFIEUX, Livre de vie de Jérusalem
Par Logarithme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008



Mère bien aimée, j’écrivais hier que les biens d’ici-bas n’étant pas à moi je ne devrais pas trouver difficile de ne jamais les réclamer si quelquefois on me les prenait. Les biens du Ciel ne m’appartiennent pas davantage, ils me sont prêtés par Le Bon Dieu qui peut me les retirer sans que j’aie le droit de me plaindre. Cependant, les biens qui viennent directement du bon Dieu, les élans de l’intelligence et du cœur, les pensées profondes tout cela forme une richesse à laquelle on s’attache comme à un bien propre auquel personne n’a le droit de toucher… Par exemple si en licence on dit à un sœur quelque lumière reçue pendant l’oraison et que, peu de temps après, cette sœur parlant à une autre lui dise comme l’ayant pensée d’elle-même la chose qu’on lui avait confiée, il semble qu’elle prend ce qui n’est pas à elle. Ou bien en récréation on dit tout bas à sa compagne une parole pleine d’esprit et d’à-propos ; si elle la répète tout haut sans faire connaître la source d’où elle vient, cela paraît encore un vol à la propriétaire qui ne réclame pas, mais aurait bien envie de le faire et saisira la première occasion pour faire savoir finement qu’on s’est emparé de ses pensées.

Ma Mère, je ne pourrais si bien vous expliquer ces tristes sentiments de nature, si je ne les avais sentis dans mon cœur et j’aimerais à e bercer de la douce illusion qu’ils n’ont visité que le mien si vous ne m’aviez ordonné d’écouter les tentations de vos chères petites novices. J’ai beaucoup appris en remplissant la mission que vous m’avez confiée, surtout je me suis trouvée forcée de pratiquer ce que j’enseignais aux autres ; ainsi maintenant je puis le dire, Jésus m’a fait la grâce de n’être pas plus attachée aux biens de l’esprit et du cœur qu’à ceux de la terre. S’il m’arrive de penser et de dire une chose qui plaise à mes sœurs, je trouve tout naturel qu’elles s’en emparent comme d’un bien à elles. Cette pensée appartient à l’Esprit Saint et non à moi puisque saint Paul dit que nous ne pouvons sans cet Esprit d’Amour donner le nom de « Père » à notre Père qui est dans les Cieux. Il est donc bien libre de se servir de moi pour donner une bonne pensée à une âme ; si je croyais que cette pensée m’appartient je serais comme « l’âne portant des reliques » qui croyait que les hommages rendus aux Saints s’adressaient à lui. »

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Par Logarithme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 septembre 2008



C’est au moment où Jacob est en route, pauvre, seul, où il couche sur la terre nue dans le désert pour prendre son repos après une longue route à pied, c’est au moment où il est dans cette douloureuse situation du voyageur isolé au milieu d’un long voyage en pays étranger et sauvage, sans gîte, c’est au moment où il se trouve dans cette triste condition que Dieu le comble de faveurs incomparables ; Il lui apparaît dans une vision magnifique où, après lui avoir montré les anges occupés sans cesse à la garde des hommes, allant sans cesse de la terre au ciel et du ciel à la terre pour leur donner tout ce qu’il leur faut, Il lui promet de le protéger pendant tout son voyage, de le combler de grâces pendant sa vie et après sa mort, de bénir en un de ses descendants tous les peuples de la terre, de faire naître parmi ses petits enfants le Divin Sauveur… Il l’enveloppe tellement de clarté et de bonheur que Jacob, ce pauvre voyageur si brisé er si triste en se couchant, se relève en s’écriant : « Ce lieu n’est autre que la maison de Dieu et la porte du Ciel. » Qui aura peur désormais de faire, surtout si c’est pour Vous suivre, mon Dieu, pour Vous mieux aimer et Vous mieux servir, qui aura peur de faire de longues routes à pied, au travers de peuples inconnus, seul et pauvre ? Qui aura peur, lorsque Vous inondez de telles délices ceux qui semblent destinés à tant de douleurs ? O mon Dieu, qu’il Vous est facile de changer la douleur en joie, d’aplanir les montagnes, de rendre facile ce qui semble presque impossible… « Cherchez le royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroît »… Faisons le plus parfait, entreprenons-le et Dieu le fera réussir… Et ne craignons pas les longues routes seul à pied en mendiant notre pain, avec saint Pierre, saint Paul, tant d’autres saints, dès que nous voyons qu’il est plus parfait de les entreprendre, nous ne sommes jamais seuls : notre ange gardien nous couvre de ses ailes, Jésus est dans notre cœur, Dieu nous enveloppe, la sainte Vierge a les yeux sur nous, et c’est en des routes qui nous paraissent si tristes que Dieu nous force à crier : « Ce lieu est la maison de Dieu et la porte du Ciel. »

Charles de Foucauld

Par Logarithme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 septembre 2008



Seigneur,

Tu m’as conduite au désert...

J’ai tout quitté... tout je ne sais pas, mais ce que j’avais de plus cher

Déchirure...

Je suis seule, face à Toi...

Parle à mon coeur !

Combien de temps me veux-tu avec Toi... ?

Retraite au coeur de l’aujourd’hui,

Au temps indéfini.


Parle Seigneur,

pour Toi, j’ai tout quitté...

Conduis-moi !

Renouvelle mon coeur, purifie-moi

Ce que j’ai quitté, c’est tout pour

un plus grand amour...

 

Conduis-moi sur les chemins d’éternité,

brûle mon coeur,

que je revienne à Toi

que tout ce que j’ai laissé

par Toi retrouve sens

et qu’en Toi je revienne

illuminée

qu’en Toi je revienne

aimer...

 

Parle Seigneur dans le silence de mon coeur

Parle au coeur du silence de ma peur

Parle et tue toute rancoeur

Parle et brûle en mon coeur

 

Le mal abandonné, brûle-le, détruis-le

Le bien quitté, aide à le retrouver

Renouvelé

Ressuscité !

 

Viens Seigneur...

Par Logarithme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 septembre 2008

"Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé,
voici que je fais du nouveau qui déjà paraît,
je vais tracer une route dans le désert et des sentiers dans la solitude"
Isaïe 43, 18-19

Par Logarithme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

A lire...

livres-002.jpg

Yves SEMEN, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004.
Dr Patrick THEILLIER, Lourdes, des miracles pour notre guérison, Presses de la Renaissance, 2008.
Jean VANIER, Toute personne est une histoire sacrée, Plon, 1994.
DANIEL-ANGE, Ton corps fait pour l'amour et Ton corps fait pour la vie, Sarment, 1988.
JEAN-PAUL II, Mémoire et identité, Flammarion, 2005.
JEAN-PAUL II, Homme et femme il les créa, Cerf, 2004.
Pierre-Marie DELFIEUX, Moine au coeur de la ville, Bayard, 2003.
Madeleine DELBRÊL, La joie de croire, Seuil, 1967.
Mgr François-Xavier NGUYEN VAN THUAN, J'ai suivi Jésus, Médiaspaul, 1997.
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus