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"Refuse de vivre en-dessous de ce niveau pour lequel ton coeur est fait!" (Daniel Ange)

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Mardi 23 septembre 2008

PARTIR

 

"Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visible dans le lointain... A l'aube, il faut partir. C'est un grand départ. Il faut dire adieu. A quoi ? A tout et à rien.

A rien, car ce monde que l'on quitte sera là près de nous, en nous, jusqu'à notre dernier souffle, toujours aussi près de nous. Etant chassé et repoussé, il a bien des chances de surgir avec plus de véhémence à l'intérieur de nous-mêmes.

A tout, car, en partant à la recherche de l'absolu, nous coupons les ponts avec tout ce qui pourrait nous en détourner, avec ce qui, en nous et dans les êtres, tend à former un corps d'opposition à l'action divine. Finalement ce qui est le plus dur à laisser, c'est ce nous-mêmes, qui dans son besoin fondamental d'autonomie, s'oppose à Dieu. La séparation finalement, n'est pas dans l'éloignement, mais dans le détachement. Il faut à tout prix empêcher notre personnalité de se replier sur elle-même, de se construire en face de Dieu une citadelle, où Dieu ne sera admis que comme hôte. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme en Dieu.

Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d'elle-même et se dénoue l'âme des époux, l'âme des fiancés. Autrement il n'y a pas d'amour possible, mais un égoïsme cherché dans l'autre. A l'extrême pointe de l'amour se trouve l'amour de Dieu, don total et réciproque de l'un à l'autre.

Mais pour l'homme, Dieu est l'Autre, l'autre qui finalement se révélera, dans l'amour, comme l'être de notre être.

Avant de partir, il y a quelques coups de hache et de serpe à donner. En tranchant autour de soi, on voit immédiatement que l'on tranche en soi... Mais il ne faut pas attendre d'être détaché de tout et de soi pour partir. Il faut partir et, peu à peu, à mesure que nous avancerons, les choses qui nous sont les plus chères prendront de la distance. Beaucoup s'attacheront à nos pas. C'est normal. Si notre cœur y tient encore, il suffit de dire à Dieu: "Mon Dieu, je tiens encore à ceci, à cela, mais je compte sur toi pour me libérer, tandis que je marche vers toi."

Qu'emporter avec soi ? Tout soi-même et rien de moins. Etrange réponse après avoir dit qu'il faut tout laisser et surtout se laisser soi-même. Et pourtant c'est vrai, il faut s'emporter tout entier. Beaucoup ne partent qu'en apparence. Ils n'emportent avec eux qu'un fantôme d'eux-mêmes. Ils se mettent eux-mêmes en sécurité avant de se mettre en route... Ils se font une personnalité superficielle, ce robot, cette ombre d'eux-mêmes qu'ils envoient à la recherche de Dieu. Ils n'entrent jamais vraiment de tout leur être dans l'expérience. C'est déjà une sorte de saint qui s'embarque pour l'expédition, un personnage modelé d'après les traités de la perfection. Ils envoient un double d'eux-mêmes tenter l'aventure et s'étonnent ensuite de ne retirer de tout cela que déception.

En partant il faut mettre sur son âne tout ce qu'on possède et partir avec tout ce qu'on est, sa carcasse, son esprit, son âme, il faut tout prendre, les grandeurs et les faiblesses, le passé de péché, les grandes espérances, les tendances les plus basses et les plus violentes... tout, tout, car tout doit passer par le feu. Tout doit être finalement intégré pour faire un être humain capable d'entrer corps et âme dans la connaissance de Dieu.

Quand la décision de partir est prise et qu'on est présent, tout présent, tout soi-même pour le départ, il faut se mettre en accord total de corps et d'âme avec ce grand corps du Christ qu'est l'Eglise, vivre avec elle, ressentir en elle les pulsations gigantesques que scande sa vie liturgique, dans ses enseignements, dans les sacrements, dans son attention constante... Là, vivant au rythme de l'Eglise, il est facile d'orienter tout son être vers le Seigneur et de vivre l'espoir de sentir bientôt la main de Dieu se poser sur son âme.

Comme le bout du chemin se perd en Dieu et que personne ne connaît le chemin sinon celui qui vient de Dieu, Jésus-Christ, il faut, tout en écoutant les maîtres que nous rencontrons, fixer les yeux sur Lui seul. Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d'ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir ... "

 

                                    Yves RAGUIN, Chemins de la contemplation          

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Lundi 14 juillet 2008

Comment guider ma vie ? Comment savoir le chemin qui mène à Dieu... ?

Sur la route, on connaît la destination, pas forcément la route, alors on suit les panneaux, ou le GPS ! Dieu fait mieux que les panneaux. Comme le GPS, si on se trompe, il recalcule, sans jamais oublier la destination, indéfiniment !! Si on s’égare, se laisse distraire, il continue le refrain, indique sans cesse la voie, ne nous abandonne jamais !!! Sa batterie ne se vide pas !!!

La voiture elle, par contre, se vide... Quand il n’y a plus d’essence parce qu’on a trop vadrouillé, qu’on s’est laissé distraire, la voiture n’avance plus... On est bien embêté... Le GPS dit « tourner à droite », « continuer 500 mètres », c’est bien beau, mais on s’énerve, car pour avancer, il faut rouler... Alors on se souvient qu’il faut mettre de l’essence... On fait une pause dans une station service, SOS prière !!! Seigneur, fais-moi rouler !!!! Sans compter les pauses prière obligatoires toutes les 2h ! Foncer ne sert de rien ! Traîner non plus... En cas d’accident, changer de voiture !!! C’est toujours possible !!! Changer les pneus éclatés quand ils sont trop usés de s’être trop perdus, laver le pare-brise quand on n’y voit plus clair, ralentir en cas d’intempéries, garder ses distances de sécurité dans les relations, ne pas oublier les petits sacrifices au péage !!! Parfois on ne comprend rien au GPS, on croit qu’il se trompe, mais il mène à bon port ! Pas toujours par les chemins qu’on aurait imaginés... mais parfois par de plus beaux !!

Alors... pour savoir le chemin qui mène à Dieu : PATIENCE, CONFIANCE, PERSEVERANCE !!!!

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Mardi 8 avril 2008

1. Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.

2. Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne et je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.

3. Aujourd’hui, je serai heureux, rien qu’aujourd’hui, sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde, mais également dans celui-ci.

4. Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

5. Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et je n’en parlerai à personne.

6. Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas du tout envie de faire, et si on m’offense, je ne le manifesterai pas.

7. Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.

8. Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.

9. Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement - même si les circonstances attestent le contraire - que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.

10. Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement, je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Jean XXIII

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Lundi 7 avril 2008



Extrait de l'enseignement du père Joseph,
lors de la soirée “L'amour vrai attend” du 1er Mars 2003 à Vétroz (Valais, Suisse).

1. Fais du sport!
Ton corps, entretiens-le sainement pour vivre saintement.

2. Ferme la télé, ouvre la Bible!
Ne te laisse pas tromper par les images de la mode: tu es créé/e à l'image de Dieu.

3. Regarde au visage pour regarder au cœur!
Apprends à discerner dans le sourire et le regard de l'autre la vérité de son cœur.

4. Aime la pudeur!
Aide chacun à poser un regard pur sur toi: habille-toi bien — cœur et corps.

5. Cultive les amitiés vraies!
Trouve ton équilibre dans des relations sincères et profondes — garçons et filles.

6. À l'aide les copains I: les saints!
Prie bien La Vierge Marie, saint Joseph, sainte Maria Goretti...

7. À l'aide les copains II: les anges gardiens!
Ton ange est toujours avec toi pour te préserver du faux pas.

8. Prie pour ton/ta futur/e!
Que ta prière t'encourage à te réserver rien que pour lui/elle.

9. Adore Son Corps pour guérir le tien!
Dans l'Eucharistie, tu nourris ton corps du Corps même de Jésus.

10. Plonge tes blessures dans Sa Miséricorde!
Le sacrement du Pardon te redonne un cœur tout neuf. Vraiment!

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Mercredi 20 février 2008
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Espérance

Terre qui reçoit la semence
Terre stérile, terre féconde
Terre de l'homme et de sa préférence
Ferment de vie ou parente du monde

Le grain tombé connaît un sort
Destin soumis de qui l'enserre
Enfoui tel un talent s'endort
Ou prend corps dans le sein d'une mère

Foulé par les passions, mangé ou déporté,
Nourri de miel, heureuse hérédité
L'oiseau est le rapace ou la colombe
Esprit de création, esprit de destruction
Choix de l'homme, sa liberté, sa tombe
Condition de l'amour et risque d'omission

Semence divine, salut, résurrection
L'homme s'en veut l'hôte réjoui
Prophète d'un vent qu'animent ses rayons
Distrait en devient l'ennemi

Choix du oui, Marie Théotokos
Refus de la Parole, trahison de Judas
Homme, ton coeur tantôt féroce
Demain si tu le souhaites germera

Par Logarithme
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Mercredi 20 février 2008
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Spiritualité du vélo (Madeleine Delbrêl)

"Allez..." nous dites-vous à tous les tournants de l'Evangile.
Pour être dans votre sens, il faut aller,
même quand notre paresse nous supplie de demeurer.

Vous nous avez choisis pour être dans un équilibre étrange.
Un équilibre qui ne peut s'établir et tenir
que dans un mouvement
que dans un élan.

Un peu comme un vélo qui ne tient pas debout sans rouler,
un vélo qui reste penché contre un mur
tant qu'on ne l'a pas enfourché,
pour le faire filer bon train sur la route.

La condition qui nous est donnée c'est une insécurité
universelle, vertigineuse.
Dès que nous nous prenons à la regarder,
notre vie penche, se dérobe.

Nous ne pouvons tenir debout que pour marcher, que pour foncer, dans un élan de charité.

Par Logarithme
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A lire...

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Yves SEMEN, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004.
Dr Patrick THEILLIER, Lourdes, des miracles pour notre guérison, Presses de la Renaissance, 2008.
Jean VANIER, Toute personne est une histoire sacrée, Plon, 1994.
DANIEL-ANGE, Ton corps fait pour l'amour et Ton corps fait pour la vie, Sarment, 1988.
JEAN-PAUL II, Mémoire et identité, Flammarion, 2005.
JEAN-PAUL II, Homme et femme il les créa, Cerf, 2004.
Pierre-Marie DELFIEUX, Moine au coeur de la ville, Bayard, 2003.
Madeleine DELBRÊL, La joie de croire, Seuil, 1967.
Mgr François-Xavier NGUYEN VAN THUAN, J'ai suivi Jésus, Médiaspaul, 1997.
 
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