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"Refuse de vivre en-dessous de ce niveau pour lequel ton coeur est fait!" (Daniel Ange)

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Vendredi 26 septembre 2008



"On comprend [...] que l'amitié, toute empreinte de douceur qu'elle puisse être (de cette douceur qui caractérise le Christ Jésus - Mt 11, 29 - et dont il a fait sa deuxième béatitude - 5, 4) ne puisse aller sans rudes exigences. "Un véritable ami, dit-on, ne passe rien et pardonne tout." L'amitié est tissée de renoncements, d'oubli de soi, de don de soi-même, même si c'est avec joie que cela est vécu, offert et, en un sens, perdu. Car il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir, nous dit Jésus (Ac 20, 35). Mais elle est toute orientée à vouloir le bien et à promouvoir la sainteté de l'autre et à l'encourager. Elle est bien faisante pour l'âme, apaise le coeur, élève l'esprit; illumine le visage et dynamise l'énergie corporelle. "Un peu d'amitié, dit le saint curé d'Ars, c'est tout ce qu'il me faut."

Cette amitié-là ne saurait faire l'économie des épreuves, des rudesses, des bons combats. Je ne suis pas venu porter la paix, mais le glaive (Mt 10, 34), dit clairement Jésus à ses amis (Lc 12, 4). Disons tout simplement qu'il en coûte alors tout ce qu'exige l'élévation de l'âme vers les biens éternels. Car même si la route de l'amitié est semée de joie, d'encouragement, de soutien mutuel, de lumière, étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie (Mt 7, 14). Et l'amitié est, par excellence, un chemin vers la Vie!"

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"L'amitié exige partage de réciprocité, estime mutuelle, désintéressement gratuit, dépassement du trop sensible, et renoncement à la sensualité."

Frère Pierre-Marie Delfieux, Sources Vives, "L'amitié".

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Lundi 30 juin 2008


Dans ta faiblesse, ton Amour

 


Pourquoi la Croix… ? Pourquoi, Seigneur, fallait-il que Tu ailles jusque-là… ? Fallait-il vraiment que Tu ailles jusque-… ? Par Amour… nous as-Tu dis ! Mais pourquoi, Jésus, l’Amour devait-il Te conduire jusque-là ?

Tu T’es fait tout petit en naissant du sein de Marie, Tu T’es fait vulnérable sur le bois de la Croix. Par Amour, nous as-Tu dit… Mais quel Amour, Seigneur… ? Faut-il vraiment « aimer jusqu’à l’impossible »… ?

Aimer… Amour et Vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent… Comment aimer sans être vrai ? Être vrai, être soi-même pour soi et pour les autres, retirer les masques qui – est-ce  bien vrai ? – nous protègent.

A l’occasion du décès d’un homme célèbre, l’un de ses proches, interrogé par une chaîne de télévision française, souligna le trait de caractère du défunt qui l’avait le plus marqué : la gentillesse : « Aujourd’hui, quand quelqu’un est  gentil, on considère que c’est un ‘con’ ». La gentillesse rend faible, vulnérable, nu. Dans un monde qui ne se base que sur des rapports de force, sans pitié ni indulgence, la gentillesse est faiblesse, les gentils sont victimes, rebus inutiles. C’est vrai dans le monde d’aujourd’hui. C’est vrai tout simplement dans le monde. La force sur laquelle veut se fonder le monde n’est autre que faiblesse. Pour faire son chemin en société, dans l’entreprise, en politique, il faut être fort. Du moins, donner de soi un visage fort, un caractère solide, un moral à tout crin, une personnalité de fer. Le velours se fait écraser, piétiner. Mais qui peut prétendre être fort en tout instant de sa vie, en tout point de son caractère, en toute circonstance ? Qui n’est jamais triste, ne doute jamais, n’a jamais de faiblesse ? Qui, dans sa vie, n’a jamais eu besoin de quiconque… ? Pourtant, qui, dans sa vie sociale, professionnelle, relationnelle, laisse transparaître son visage sans honte, sans se sentir humilié, incapable, raté ? Qui, devant les autres, ose reconnaître sa faiblesse… ? Alors on la déverse sur les divans des psys, chose même que l’on s’efforce de considérer comme un grand signe de liberté, de personnalité, de force. On n’a jamais vendu autant d’antidépresseurs que depuis que le monde prétend se fonder sur la force, l’indépendance, l’autonomie de chacun… Les hommes et les femmes n’ont jamais été autant malheureux, à la recherche d’un bonheur dont ils ne savent pas le chemin, que depuis qu’ils se disent bien dans leur peau. En public, pas de larmes, pas de tristesse, pas de manque.

Ce visage « public » n’est souvent autre qu’un masque, un artifice visant à cacher ce que tout homme porte en son cœur : le besoin d’aimer et d’être aimé. On est faux quand on se refuse à le reconnaître. On a besoin d’amour. Mais combien petits nous sentons-nous lorsque nous mendions l’amour de notre prochain… Combien faibles nous sentons-nous quand nous sommes vrais… Combien sommes-nous vrais lorsque nous acceptons d’aimer et d’être aimés ! Dans les profonds moments de tristesse, les masques tombent. Dans les moments de souffrance, notre vrai visage se reflète devant nos yeux. Là, parce que dans ces moments-là, nous avons un grand besoin d’amour, nous sommes vrais. C’est là que nous sentons la puissance de l’amour, et notre frustration d’amour. C’est là que nous nous sentons faibles, vulnérables, ne nous suffisant plus à nous-mêmes. Et c’est en prenant conscience que nous avons besoin d’amour que, venant le mendier, nous sentons que nous avons besoin des autres, nous sentons notre pauvreté, nous sentons que pour demander l’amour, il faut être vrais. Souffrir fait tomber les masques de nos quotidiens. Notre cœur est pauvre, et nous nous sentons d’autant plus pauvres que nous n’avons jamais encore, ou si peu, mendié l’amour ! Une simple parole, un coup de téléphone, une rencontre, deviennent alors une nécessité mais aussi un supplice. J’ai besoin d’un autre, mais il ne m’a jamais vu comme ça. Une larme sera d’autant plus ridicule sur mon visage que personne ne l’a jamais vue ! Mais si je reste seul, à porter ma souffrance, mon manque d’amour se creusera plus encore, et ma souffrance sera plus dure. On a besoin d’amour, et c’est lorsque l’on souffre que l’on s’en rend le plus compte. Aimer nécessite d’être vrai ; être vrai, c’est être faible. Mais être faible, c’est être fort, fort de l’amour qui fait grandir, qui fait de l’homme ce qu’il est : un puits d’amour ! Pleurer n’est pas manquer de maturité, mendier la tendresse d’un ami n’est pas faiblesse, la gentillesse n’est autre que le visage de Dieu. Avoir besoin des autres, c’est leur monter la vocation de tout homme : aimer !

Jésus, sur la Croix, s’est montré le plus faible, le plus vulnérable, le plus meurtri, le plus pauvre. Il mendiait notre amour, et notre manque d’amour, notre assimilation des « gentils » à des « cons », l’ont cloué sur la Croix. Lui, ne reniant pas la vocation de l’homme qu’il était, n’a pas cessé de frapper à la porte de nos cœurs, de nous aimer sans retour, de nous aimer malgré tout. Il n’a pas renoncé à être amour jusqu’au bout. Sur la croix, mourant de ne pas être aimé, il reflétait le visage d’un Dieu qui n’est qu’Amour, Vérité, mais aussi le visage de l’homme qui meurt de ne pas être aimé. Le faible, le pauvre dont on se moque, parce qu’il a été homme jusqu’au bout, sans orgueil, sans prétention de pouvoir se passer d’amour. Sans ambition du jardin d’Eden, ambition d’être comme des dieux qui se suffisent à eux-mêmes, comme des automates agissant sans cœur et sans esprit. Dans l’humilité de celui qui, jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême, a cru, a su que l’homme, tel que Dieu l’a voulu, se réalise dans et par l’amour. Cessons donc de cacher nos visages, hypocritement, derrière des masques de force, de puissance, d’artifice, bien plus ridicules qu’une croix puissance d’amour d’un Dieu qui nous a aimés jusque-là ! Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre… Lui qui était sans péché, n’a pas jeté la pierre. Il a aimé, indulgent, non en pensant que lui aussi était pécheur, mais vivant pleinement le besoin humain de l’amour. Cessons de regarder les péchés des autres ; leur plus grande pauvreté, comme la nôtre, ce ne sont pas nos péchés, mais ce qui nous rend richissimes, notre besoin d’amour ! Cessons de juger les autres, voyons leur pauvreté comme la nôtre, comme un vide à combler réciproquement, à inonder, pour la plus grande gloire de Dieu et pour la vraie grandeur de l’homme, d’un amour véritable !
   Dans toute relation aussi, que jamais personne ne cache son vrai visage, pour la simple peur d'être "vu" par l'autre !!! Il y a une pudeur vraie et pure qui nécessite que l'on ne montre pas tout, mais la vérité, on se doit de la montrer, du moins de ne pas la cacher derrière un semblant de supériorité... Dans ta faiblesse, ton amour !

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Jeudi 1 mai 2008

« Il se peut que je sois incapable de garder mon attention pleinement fixée sur Dieu, alors que je travaille – ce que Dieu, de toutes les façons, ne me demande pas. Toutefois, je peux pleinement désirer et projeter d’accomplir mon travail avec Jésus, et pour Jésus. C’est là une belle chose et c’est ce que

Dieu veut. Il veut que notre volonté et notre désir se rapportent à Lui, à notre famille, à nos enfants, à nos frères, et aux pauvres.

Chacun de nous reste un modeste instrument. Si tu observes les composants d’un appareil électrique, tu y verras un enchevêtrement de fils grands et petits, neufs et vieux, chers et pas chers. Si le courant ne passe pas à travers eux, il ne peut y avoir de lumière. Ces fils, ce sont toi et moi. Le courant est Dieu.

Nous avons le pouvoir de laisser passer le courant à travers nous, de le laisser nous utiliser, de le laisser produire la lumière du monde. Ou de refuser d’être utilisés et de laisser les ténèbres s’étendre. […]

Si quelqu’un ressent que Dieu lui demande de s’engager dans la réforme de la société, c’est là une question entre lui et le Dieu qui est sien. Nous avons tous le devoir de servir Dieu là où nous nous sentons appelés. Je me sens pour ma part appelée au service des individus, à aimer chaque être humain. Jamais je ne pense en terme de masse, de groupe, mais toujours selon les personnes. Devrais-je penser aux foules, je n’entamerais jamais rien. C’est la personne qui compte. Je crois aux rencontres face à face. »

 

Mère Teresa, Il n’y a pas de plus grand amour.

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Samedi 26 avril 2008

Onze paroles pour une traversée de la vie en double :

1/ Je m'engage à considérer notre lien  comme la réalité la plus sacrée de mon existence.
 
2/ Je m'entraînerai à éviter les malentendus ou à en éteindre au plus vite le caractère empoisonné.
 
3/ Je m'efforcerai de ne rien dire qui puisse t'humilier ou te blesser.
 
4/ Je ne serai pas avare de compliments et j'éviterai tout reproche stérile.

5/
Je m'entraînerai à être disponible pour t'écouter et pour entrer dans ton univers.

6/
Je m'efforcerai de ne pas caricaturer ou entraver tes opinions lorsqu'elles contrarient les miennes.

7/
Je ne t'en voudrai pas de tes sautes d'humeur, sachant que le beau temps revient toujours après l'orage.

8/
Je m'entraînerai à chasser mes pensées négatives et à développer les ressources de l'humour.

9/
Je m'efforcerai de ne pas manifester d'agacement si ta gestion du temps n'a pas le même rythme que la mienne.

10/ Je m'entraînerai à respecter ta liberté et tes jardins secrets.

11/
J'essaierai de bannir toute jalousie, me réjouissant que d'autres sachent t'apprécier.

Et comme jamais je ne parviendrai à suivre de façon rectiligne la piste qui mène à cette étoile, je m'engage à être assez humble pour savoir te demander pardon.

Stan ROUGIER, L'amour comme un défi, 2004.
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Mercredi 16 avril 2008
On se demande souvent : comment Dieu peut-il "commander" l'amour? L'amour est libre... et quand on ne supporte pas quelqu'un... on n'y est pour rien... Se forcer à aimer, n'est-ce pas hypocrite? Aimer "de pure charité chrétienne", c'est déjà quelque chose...
Alors pourquoi Dieu commande-t-il l'amour? Jusqu'à l'amour des ennemis?
Voici une approche possible de la question, non pas une réponse théologique, mais ma façon de le comprendre.

Quand j'aime quelqu'un, je ne supporte pas que l'on fasse le moindre mal à cette personne, je ne supporte pas que l'on touche à un seul de ses cheveux... La moindre remarque désagréable à son égard me blesse profondément ! Et je voudrais commander à ces personnes d'aimer celui/celle que j'aime... Dieu ne réagirait-il pas de même? Lui qui aime chacun de nous, ne serait-il pas blessé que nous disions ou pensions du mal de celui ou celle qu'il aime? N'a-t-il pas envie que, ne serait-ce que pour lui faire plaisir, nous ayons un peu d'amour pour ses amis, pour ses enfants?
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-même...
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Lundi 25 février 2008
nng_images-copie-1.jpg "Les livres d'or que l'on signe, les billets de loterie que l'on achète, les vieux vêtements dont on se débarrasse, autant d'oeuvres de bienfaisance qui évitent bien des dérangements. Ce qui est difficile, c'est d'aimer."

"Il n'est pas sûr que ce soit la charité qui te pousse à parcourir un kilomètre pour aller accomplir ta mission. Je croirai à ta charité lorsque tu accompliras la même mission tout près de chez toi, au milieu des gens qui te voient et t'écoutent quotidiennement" 

"Tu préconises le dialogue, mais tu n'acceptes pas la moindre contradiction. C'est un dialogue planifié et limité ou plus exactement, deux monologues simultanés."

"Les hommes n'ont besoin ni de ta fortune ni de tes dons. Seules, ta compréhension et ta tendresse leur sont nécessaires."

"La vie fraternelle soutient la charité et la met à l'épreuve. Les arbres dans la forêt s'appuient les uns contre les autres pour ne pas être abattus par la tempête."

"Si tu es bon, tu resteras bon, même si on dit que tu es méchant. Si tu es pauvre, les gens qui te diront riche ne t'enrichiront pas. Pourquoi perdre des kilos à cause du "qu'en dira-t-on"?"

"Parce qu'ils sont déjà tout près du sol, les humbles tombent sans se faire mal. Ceux qui ont gravi la tour de l'orgueil sont faciles à renverser et leur chute est extrêmement douloureuse."

(François-Xavier Nguyen Van Thuan)
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Mardi 19 février 2008

ours-blan-secret.jpg  Un petit secret et un petit bisou... :-)

Hommes et femmes sont-ils condamnés à ne pas se comprendre, à ne pas s'entendre...? Sont-ils condamnés à un éternel dialogue de sourds...? 
Au contraire, un article paru dans Famille Chrétienne (semaine du 9 février 2008) invite hommes et femmes à devenir "bilingues", afin de ne pas sombrer dans une Babel indestructible! 
Apprenons à nous connaître, à nous comprendre, à nous écouter, et parfois à parler le langage de l'autre!!! La seule clé, c'est l'amour ! Ne passons pas notre vie à nous critiquer, tu es bien un homme, tu es bien une femme, mais apprenons qu'à ne pas nous connaître, nous passons à côté de
nombreux signes d'amour!Quel dommage !!!

Hommes, aimez les femmes !!!
Femmes, aimez les hommes !!!

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A lire...

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Yves SEMEN, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004.
Dr Patrick THEILLIER, Lourdes, des miracles pour notre guérison, Presses de la Renaissance, 2008.
Jean VANIER, Toute personne est une histoire sacrée, Plon, 1994.
DANIEL-ANGE, Ton corps fait pour l'amour et Ton corps fait pour la vie, Sarment, 1988.
JEAN-PAUL II, Mémoire et identité, Flammarion, 2005.
JEAN-PAUL II, Homme et femme il les créa, Cerf, 2004.
Pierre-Marie DELFIEUX, Moine au coeur de la ville, Bayard, 2003.
Madeleine DELBRÊL, La joie de croire, Seuil, 1967.
Mgr François-Xavier NGUYEN VAN THUAN, J'ai suivi Jésus, Médiaspaul, 1997.
 
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